Mon père a partagé une réflexion récemment qui revient régulièrement à mon esprit.
On déplace trop souvent et sans assez réfléchir une tonne pour des raisons qui ne le justifient pas. La tonne c'est la voiture. Il prenait deux exemples. Le premier: aller acheter une baguette de pain. La deuxième: aller poster une lettre à la poste avant l'heure de levée. Depuis leur maison les deux trajets prennent environ 1/2 h à pied.
Aujourd'hui on ne se pose pas la question: on prend sa voiture pour un oui ou pour un non. C'est facile. Preuve que le pétrole n'est pas assez cher pour nous en dissuader. Pourtant l'impact environnemental, lui, est bien là.
Mais quand on prend un peu de recul on se rend compte de cette aberration: on déplace une tonne de ferraille pour déplacer une lettre ou une baguette de pain et soi.
Alors, mon père prend le vélo à chaque fois qu'il va acheter le pain ou au pire le scooter.
Depuis, le matin, j'observe avec tristesse tous les automobilistes, seuls dans leur voiture, coincés dans les bouchons... surtout quand j'en fais partie!
jeudi 18 juin 2015
mercredi 27 mai 2015
Lettre ouverte à la parapharmacie Lafayette
Madame, Monsieur,
J'ai attendu deux semaines avant de commencer à écrire. Deux semaines pour réfléchir à comment vous adresser ces quelques mots... Et puis je me suis dit que ce blog se devait de relayer mon message.
Il y a deux semaines donc, je suis allée à la parapharmacie Lafayette à Toulouse, comme régulièrement, pour acheter du lait en poudre pour mon bébé. Lorsque j'arrive à la caisse, comme à mon habitude, j'ai mes sacs en tissu prêts. Comme je sais que vous ne demandez pas si le client souhaite un sac plastique mais que vous le dégainez plus vite que votre ombre, je suis devenue maître dans l'art de décliner le sac en plastique avant même que le premier article ait quitté la main du caissier. J'ai toujours été étonnée qu'ici vous ne demandiez pas si nous voulions ou pas un sac en plastique comme dans la plupart des magasins aujourd'hui, mais je n'ai jamais rien dit. Car j'avais encore la liberté de dire non.
Il y a deux semaines vous m'avez répondu que le sac en plastique était obligatoire. Nouvelle directive de la direction. Je suis indignée: comment peut-on obliger le client à prendre un sac en plastique, alors qu'on cherche à réduire partout sa consommation connaissant son impact environnemental dévastateur ? Légalement je me pose même la question de cette possibilité (j'adresserai d'ailleurs cette question à zéro waste france).
A la caisse principale, on m'assure que les sacs peuvent être rendus à la consigne. J'y vais donc pour rendre mon sac, il est jeté par terre avec d'autres déchets. Même s'ils sont effectivement réutilisés, quel client fera l'effort de transvaser ses achats à la sortie pour ensuite faire dix minutes de queue à la consigne? Si nous n'aidons pas un peu les consommateurs alors il est certain que nous ne réduirons pas les déchets inutiles.
Je comprends bien sûr que cette décision vous assure une marée de sacs plastiques orange tous les samedis dans Toulouse, ce qui en fait une très "bonne" décision marketing. Mais vous vous cacherez très certainement derrière une décision visant à réduire les vols. Je suis persuadée que vous êtes capables de trouver des solutions bien plus innovantes à ce sujet, le plastique étant devenue une solution du passé.
Je serai bien sûr très heureuse de publier ici votre réponse.
Veuillez recevoir mes salutations les meilleures,
Vanareva
jeudi 2 avril 2015
Juste de l'eau!
J'aime à penser que deux symboles de ma démarche sont la bouteille d'eau en plastique et le sac en plastique.
Deux éléments à tel point ancrés dans notre quotidien qu'il est très difficile de s'en passer complètement. Et pourtant ils assistent deux fonctions qui remontent à la nuit des temps: boire de l'eau et porter des objets.
Je vous encourage vivement à regarder cette vidéo qui montre très simplement l'absurdité de la bouteille d'eau en plastique (d'où elle vient et ce qu'elle engendre). Vraiment très bien animée, en anglais sous-titrée français, ça dure 8 minutes et tout est expliqué!
mercredi 1 avril 2015
Un conte de France-Afrique
Mon mari se déplace pas mal au Sénégal depuis quelques mois pour travailler sur leur politique énergétique et, au retour de ses voyages, il m'a raconté une petite histoire racontée par des locaux que j'ai envie de vous raconter comme un conte.
Imaginez un pays ensoleillé où les agriculteurs ont arrêté de cultiver leurs propres légumes car ces légumes qu'ils produisent coûtent plus chers que ceux qui sont importés d'une région au Nord, sur un autre continent, et qui sont produits sous serres en quantités astronomiques asséchant les réserves en eau et abîmant le sol avec divers produits chimiques. Imaginez aussi que ces agriculteurs du Nord arrivent à produire moins cher que ce pays ensoleillé et à transporter sa marchandise grâce à des subventions.
Imaginez que ces anciens agriculteurs et leurs descendants se retrouvent sans métier, sans travail et décident de quitter leur terre pour trouver du travail et pouvoir faire vivre leur famille.
Imaginez alors que ces personnes vont dans cette région du Nord pour travailler comme des forcenés sous les serres sans contrat de travail et avec une population locale qui les rejette et les accuse de voler le travail des locaux.
Quelle est la conclusion de ce conte? Que cherche-t-on à faire ?
Dans un conte, les gens du Nord finiraient par produire la nourriture dont ont besoin les personnes qui vivent au Nord tout en préservant leur écosystème, les gens du Sud pourraient rester au Sud et produiraient la nourriture qui les fait vivre au quotidien. L'importation se résumerait à ce qui ne peut pas être produit localement pour des raisons de climat ou d'industrie. Mais la vie n'est pas un conte, n'est-ce pas?
dimanche 8 février 2015
De notre dentifrice à notre cancer
Vidéo très intéressante sur les micro-billes contenues dans nos produits de beauté. Saviez vous qu'elles sont à l'origine de certains de nos problèmes de santé ?
Cosmétique fait maison!
Aujourd'hui je me suis lancé un nouveau défi : faire mon premier produit cosmétique maison!
Ça fait quelques mois que je n'arrive plus à acheter des produits de beauté à cause de tous les déchets qu'ils génèrent, de leur coût exorbitant non justifié et de leurs composants nocifs pour la nature et pour la peau.
J'ai commencé par remplacer mon déodorant par une pierre d'alun brute. Résultat parfait: je trouve que cela marche même mieux que le déodorant bio que j'utilisais. Je suis convaincue à 100%.
La semaine dernière j'ai rencontré une fille qui faisait elle même ses cosmétiques à partir d'un site: http://www.aroma-zone.com
Super pratique: des recettes sont proposées avec la liste des ingrédients, le matériel nécessaire et le mode opératoire. Une fois la recette choisie on peut commander tout ce qui nous manque directement à partir de la recette: ingrédients et matériel. J'ai tout reçu à la maison quelques jours plus tard et je me suis lancée dans la fabrication.
Malgré quelques erreurs de débutante, ma crème ressemble bien à une crème: la texture est parfaite et elle sent bon!!
Et mon contenant en verre est réutilisable !
mardi 3 février 2015
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