lundi 20 octobre 2014

On parlait de dé-charge ?

Intraduisible mais tellement vrai:



Au rebuilding center, à Portland, ils avaient un camion où était indiqué: "Just because they're called Landfills, doesn't mean we have to fill them." Intraduisible également!


Allez je tente à mon tour en français un "ce n'est pas parce qu'on les appelle des décharges qu'on doit les charger"...

vendredi 17 octobre 2014

A la boulangerie (à nouveau)

L'autre soir en rentrant du boulot je me suis arrêtée à la boulangerie préférée de mon mari au sept deniers. Ils font un pain à la fois moelleux et croustillant et qui en plus et bon plusieurs jours!

Ce pain est sur le comptoir, je me sers donc directement et tend la monnaie. La vendeuse attrape une pochette en papier que je refuse poliment. Elle me dit avec un visage désolé: "ah non je ne peux pas, la dernière fois je me suis fait engueulée par le patron" "mais pourquoi?" "C'est l'image de marque de la boulangerie, je ne peux pas vous vendre le pain sans papier". En moi un débat se lance: je suis très mal garée et je n'ai pas le temps d'argumenter, en plus la queue s'allonge derrière moi mais comment laisser passer ça??? Tant pis je me lance dans mon petit combat. "Non je refuse le papier car je veux réduire mes déchets". Elle appelle donc son patron. 

Le patron confirme qu'il ne peut pas me vendre le pain sans papier pour une question d'hygiène car la monnaie véhicule de nombreuses bactéries. Depuis le début de la conversation j'ai ma monnaie dans une main et le pain dans l'autre, il me le fait remarquer. Je lui dit que c'est vrai mais que ça m'est égal. (Qui ne coupe jamais le crouton en repartant de la boulangerie alors qu'il vient de toucher sa monnaie?? Ne marche-t-on pas sur la tête avec nos mesures d'hygiène?) Je lui dis aussi que s'il refuse de me vendre le pain sans papier je serai obligée de ne plus revenir chez lui (je vois déjà la tête de mon mari!). Sa femme intervient et dit qu'elle a dit à l'autre personne qui ne voulait pas de papier que si elle vient avec un torchon ça sera ok. Je dis que ça me va (en effet d'habitude j'ai un sac en tissu sur moi)

Bref je repars sans avoir lâché mon pain sans papier et en me demandant qui peut donc être cette personne qui refuse le papier dans cette boulangerie... Une amie? Une lectrice? Ou quelqu'un d'autre?

mardi 14 octobre 2014

Client ou Acteur de la diminution des déchets?

Lundi j'étais en formation et on devait apporter un objet qui nous représentait. Je suis venue avec un sac en tissu et j'ai expliqué la démarche dans laquelle j'étais.
A la pause café plusieurs personnes sont venues me voir pour en parler, plutôt positif me direz-vous? Oui mais il faut croire que je n'étais pas dans le bon "mood" lundi, en tout cas leur discours m'a plutôt énervée!

La première vient me voir en disant qu'à Lyon il n'y a aucune obligation de trier ses déchets et que la mairie ne fait rien pour encourager le tri. Je demande s'ils ont deux bacs: un pour les déchets ménagers et un pour le tri. Oui, en effet. Mais c'est tout. Oui d'accord c'est tout mais c'est déjà pas mal non? Finalement c'est exactement ce qu'on a à Toulouse. Sur le site du grandlyon: "En 1997, le Grand Lyon a été la première grande agglomération française à mettre en place la collecte sélective sur l’ensemble de son territoire. Plus de 60 000 tonnes sont ainsi collectées chaque année permettant la fabrication de nouveaux produits."
Mais non ce n'est pas suffisant cette personne réclamait d'être informée, éduquée, qu'on lui communique comment faire et limite qu'on vienne trier sa poubelle chez elle.
L'information est disponible bien sûr, sur le bac, sur internet, à la mairie... Un système de ramassage des déchets est en place dans la ville. Mais voilà, j'ai découvert l'état d'esprit d'une personne lambda: personne ne m'oblige à le faire alors pourquoi le faire? En plus personne ne vient me dire comment je dois le faire (je suis une assistée). Pardon je suis un peu dure mais le pire c'est que je suis sûre que ces même personnes diront, si la ville investit de l'argent dans une campagne d'information: "Ah bravo! Voilà où va l'argent des contribuables! C'est à faire de la com que servent mes impôts!"

C'était lundi matin et je ne devais pas être très patiente, bref elle m'a saoulée.
En plus la conversation avait mal commencée : "on m'a dit, et c'est quelqu'un qui s'y connait, il travaille dans la gestion des déchets industriels, que les déchets triés sont souvent re-mélangés blablabla..." FAUT ARRÊTER AVEC CA!! Oui ça peut arriver épisodiquement pour produire du chauffage par exemple ils vont être brûlés, oui c'est arrivé dans certaines communes lors de la mise en place d'un système de tri, le temps que la population apprenne à trier mais non ça n'est pas systématique et non tous vos déchets triés ne vont pas être re-mélangés ensuite! Il faut arrêter avec ça parce que c'est l'argument parfait pour le Français pour justifier qu'il ne fasse rien, le genre de bruit qui dure depuis des dizaines d'années et qui empêche d'avancer....

Enfin vous remarquerez que cette discussion a tournée uniquement autour du traitement des déchets et non de la diminution des déchets à la source. De ce que j'avais raconté elle ne m'a parlé que des moyens mis en place et pas de comment agir pour en produire moins. Alors, actrice ou cliente?


La discussion avec la deuxième personne m'a donné le coup de grâce en ce lundi matin. Après ça je n'avais qu'une envie: fermer mon blog et aller vivre à Portland. Cette deuxième personne cherchait à jeter son canapé. La boutique où elle avait acheté le nouveau n'avait pas voulu la reprendre. "Mais alors pourquoi on paye 0,5 ou 1 euro d'éco-participation" L'éco-participation ne veut pas dire que la boutique récupère votre vieux canapé : L'éco-participation"doit compenser le coût de la collecte et du traitement des déchets électriques et électroniques, ou des éléments d'ameublement en fin de vie, et est entièrement reversée aux organismes réalisant ces tâches". En gros, cela permet de mettre en place des filières de recyclage.
Je lui parle donc des sites de dons (type donnons.org) et là j'avoue je reste scotchée.
Première argument: oui mais dans ce cas on va à l'encontre de la société de consommation dans laquelle on vit. (oui et alors c'est plutôt bien, non?) Il faut consommer pour que ça fonctionne (Eeeeeet non il y a d'autres manières de faire et ça marche aussi bien voire mieux, l'économie circulaire ça vous dit quelque chose?)
Deuxième argument: Je trouve qu'il n'est plus assez bien pour moi, qu'il est en mauvais état et si je n'en veux plus je trouve ça mal de m'en débarrasser chez quelqu'un d'autre. Je préfère qu'il aille à la décharge. Alors là j'avoue que je ne sais plus quoi dire: tant d'inconscience de son niveau social et de sa place de riche dans la société, tant d'inconscience de ce que c'est que d'envoyer à la décharge (oui littéralement je me décharge de ce que je ne veux plus voir dans un endroit caché et je n'y pense plus)...


Ce matin là, je me suis sentie seule dans mon monde.

Le retour du VAE


Après quelques mois sans prendre mon beau VAE j'ai troqué les malettes en cuir contre un siège bébé. Le lieu de mon boulot a changé et le chemin pour y aller est beaucoup moins agréable qu'avant (piste cyclable en discontinu, non protégée, au bord de la route avec les voitures...) mais la motivation est là. Il faut aussi s'organiser pour tout faire rentrer dans un sac à dos: pc, sac à main, affaires de sport, affaires de bébé et bébé (ok pas dans le sac à dos mais sur le vélo). J'ai commencé par changer mon pc de boulot énorme et très lourd par un petit modèle extra light. Pour le reste je vais apprendre à l'usage, tout est question d'habitude!

vendredi 3 octobre 2014

jeudi 2 octobre 2014

L’éco-smartphone ça existe!!

Suite à mon dernier article une amie m’a parlé du Fairphone. Et, oui, je vous le dis c’est finalement possible d’acheter un smartphone éco-responsable ! Un hollandais l’a fait !

En résumé l’ensemble du cycle de vie de ce smartphone a été pensé éco-responsable : utilisation de matériaux provenant de zones sans conflits, meilleures conditions de travail pour les ouvriers chinois, matériaux recyclables et téléphone réparable ! 

Le fairphone est donc tout d’abord responsable dans son cycle de production. Le coltan qui le compose, responsable de millions de morts congolais aussi appelé le « minerai du sang », ne vient pas des exploitations entre les mains des chefs de guerre. Les principes du commerce équitable sont appliqués avec une usine de production chinoise où les conditions de travail sont bonnes et où des représentants du personnel ont été élus et ont leur mot à dire.



Le fairphone est également écologique : il est fabriqué avec des matériaux recyclable et il est ouvrable et réparable. D’ailleurs sur leur site on trouve à la vente des pièces détachées pour pouvoir les remplacer si elles sont défectueuses. La batterie qui tout le monde le sait a une durée de vie limitée est remplaçable par exemple !

Enfin ses caractéristiques et son look valent bien les smartphones que l’on connait. (Moi personnellement je le trouve très beau) ET il y a un mode « Peace of Mind » via lequel l’utilisateur peut déterminer une durée pendant laquelle aucune notification n’est autorisée et la connexion aux données est arrêtée. Parfait pour une déconnexion/désintoxicaton !

Ce téléphone se commande et il est fabriqué une fois que le nombre permettant sa production est atteint. Voilà une alternative vraiment intéressante à nos classiques smartphones !



mardi 30 septembre 2014

Déconnexion

Ca fait presque deux mois que je n’ai pas écrit de post sur mon blog. En fait, le 10 août nous sommes partis en vacances à Maui (Hawaii) où j’ai décidé de faire une déconnexion internet : plus de mail, plus de photos en ligne, plus de blog, plus de journaux… Bref une petite désintoxication (pour moi qui suis plutôt ultra-connectée). Je l’avais fait à Belize pendant 10 jours et j’avais vraiment apprécié ce moment. En plus ça tombait bien, à Maui, au milieu du Pacifique, sur une île en pleine nature, dans un lieu spécialisé dans les retraites de yoga …

Finalement ma déconnexion a duré un peu plus longtemps que prévu puisque mon iPhone a continué le voyage de son côté.
Depuis je suis déconnectée « de force »… et là c’est moins rigolo.

Ce qui me manque le plus : mes contacts téléphoniques, mes mails, l’appli pour écrire mon blog, l’appareil photo, mon agenda, Google, le GPS, mes accès à mes comptes bancaires, la météo, ma musique, l’appli qui mesure le temps et les km quand je cours. Est-ce que moins d’iPhone c’est mieux ? Dans mon cas clairement NON.
Mon iPhone me simplifie la vie, me permet de résoudre des actions dans l’instant et de ne pas garder des choses en tête, il stocke tout et pense à tout…. Il me libère l’esprit J Et il fait le boulot d’un « walkman », d’un GPS, d’un téléphone, d’une montre, d’un agenda, d’un carnet de notes, d’un appareil photo… il prend peu de place mais sert à beaucoup de choses.


Dans ce cas pourquoi avoir envie de se déconnecter ?
Parce que je me rends compte que cet iPhone, qui me connecte à tout, me déconnecte parfois de ce qui m’entoure. Voyez dans les bus, tout le monde a la tête baissée sur son smartphone et plus personne ne regarde par la fenêtre. Voyez sur les réseaux sociaux comme c’est facile de tomber dans l’excès et de vouloir « raconter » tout ce qu’on vit à l'instant où on le vit au lieu de le vivre tranquillement et pleinement de son côté.
Parce que c’est important de se rendre compte régulièrement qu’on ne rate rien d’important en se coupant une dizaine de jours des actualités, des mails, des réseaux sociaux et que beaucoup de choses n’ont pas l’importance qu’on leur donne.
Parce qu’on devient facilement dépendant et que toute dépendance est mauvaise et qu’il est important de se « désintoxiquer » régulièrement pour ne pas tomber dans l’excès.

Et là, sans smartphone, je me suis trouvée face à la question de son renouvellement et très vite de la production et de la fin de vie de l’appareil. Et là-dessus, j’ai eu beau chercher je ne trouve pas de solution. Je suis obligée de prendre un truc fabriqué dans des mauvaises conditions dans un pays asiatique, qui me coûte une fortune pour aller engraisser une multi nationale et qui sera obsolète dans quelques années.

Il y a un concept intéressant dont on a parlé sur la toile ces derniers temps mais hélas il n’est pas encore commercialisé. Il s’agit d’un portable modulable, le Phonebloks. Le principe : « Le Phonebloks est un téléphone portable constitué de plusieurs blocs détachables. Si un composant tombe en panne, ou qu’on souhaite le remplacer (pour obtenir un meilleur objectif, par exemple), on n’est pas obligé de changer tout le téléphone. » Adieu obsolescence programmée ! Ce smartphone pourra évoluer avec son temps.



Dans ma démarche du moins et du mieux je ne suis pas à l’aise sur ce sujet. Au final j’admets que cela fait partie de mes « limites », le confort auquel je ne veux pas me soustraire aujourd’hui. J’ai commandé un nouvel iPhone et je devrai être bientôt à nouveau connectée, l’esprit pas tout à fait tranquille mais à nouveau active sur le blog.